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Expostion virtuelle

20 janv 2008 à 20h28 par Sapho Tohya
  

  

Science en diffusion

18 janv 2008 à 13h13 par Sapho Tohya
Ce court métrage s’adresse à un public non scientifique. Il a pour but de remettre en question certaines idées reçues sur les chercheurs, leurs laboratoires et leurs recherches. Le monde de la recherche est de plus en plus fantasmé par le public : séries TV (les Experts), publicités (dentifrices, rasoirs, produits lave-vaisselle), plaquettes de gros laboratoires pharmaceutiques ou pétrochimiques. Ces médias véhiculent des images de labos high-tech éclairés en bleu ou vert, de chercheurs (généralement masculins) impeccables, des recherches toujours fructueuses.Mais qu’en est-il de la réalité ?Bon nombre de laboratoires manquent de budget. Cela se répercute sur les locaux (vétustes) et sur le matériel (pénurie). De plus, très peu de chercheurs trouvent. La majorité font une carrière sans faire de découverte, sans que pour autant leur travail ait été inutile : pour savoir si une voie est mauvaise, il faut la tester. Une réalité, souvent bien loin des images diffusées. Qu’est-ce qui fait que les chercheurs s’investissent autant dans leur travail, se passionnent, malgré les difficultés et le choc de la réalité ?Notre film essaiera de répondre à cette question en utilisant la piste de l’esthétisme de la science par les couleurs.




Théâtre

08 janv 2008 à 07h30 par Sapho Tohya

Critique

06 janv 2008 à 23h18 par Sapho Tohya
Fanfaronnade au pays des Sages, craintes au pays des roses et des chiffres…
…Ou la suite de la grande Saga de la loi Hortefeux

Le jeudi 15 novembre, la dite loi est validée par le grand conseil des onze sages mais sous certaines réserves. ..
Libération, le 16 novembre, nous annonce : «Un feu vert au test ADN pour les candidats au regroupement familial prévisible mais une censure des statistiques éthiques pour cause d’anticonstitutionnalité qui a surpris ».
Bilan : les uns fanfaronnent, les autres craignent le pire. Petit tour d’horizon.
Concernant la loi sur le test ADN dans le cadre de regroupement familial, Brice Hortefeux c’est réjoui de l’approbation de sa loi « Le conseil a jugé que le dispositif des test ADN est parfaitement conforme aux principes républicains ». Thierry Marianni auteur de l’amendement contreversé à immédiatement fanfaronné : « On nous expliquait que l’ADN était liberticide, fasciste, dangereux. Il est validé par la Conseil constitutionnel, tous ceux qui m’ont insulté devraient faire preuve d’humilité ». Des propos qu’il devrait modérer car ce n’est pas une victoire totale puisque les sages ont dit « oui mais » nous révèle le Figaro et pour cause. « L’amendement du député a été « toiletté » par les sénateurs » et « enrichi de garde-fous le rendant difficilement applicable car le Conseil a voulu interdire une application systématique de cette procédure ». Une boite Pandore s’était-elle ouverte ? Nous le verrons de la façon dont cette nouvelle loi va être appliquée.
Concernant les statistiques éthiques, les sages l’ont jugé contraire à la Constitution.
Là les choses se corsent. La Loi informatique et libertés dit que les données révélant l’origine ethnique et raciale ne doivent pas être collectées – sauf huit cas d’exception dont les enquêtes à intérêt public or cette nouvelle loi va à l’encontre de cette exception. L’argument de Robert Badinter pour ne pas être en contradictoire avec la loi informatique et liberté est que cette loi n’a pas été soumise au Conseil. Alors que Alex Türk, président de la CNIL, nous dit qu’elle a été validée par le Conseil en 1978. Qui a raison ?
En tout cas, alors que cela rassure les uns, cela fait paniquer les autres. Patrick Simon sociodémographe craint que toute enquête comprenant des données sur l’origine raciale ou ethnique des personnes ne devienne impossible. Les chercheurs français travaillant sur les discriminations sont perplexes et inquiets face à l’impact que pourrait avoir la décision du Conseil sur leur notoriété internationale. Une peur démesurée ? Au final les uns jubilent et les autres s’inquiètent et personne ne sait où l'on va.

Interview

06 janv 2008 à 23h18 par Sapho Tohya
Interview de Patrck Javault, conservateur, responsable de la programmation de l’auditorium du Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

Pensez-vous que l’Art est un travail ? Si oui, comment expliquez-vous le manque de reconnaissance sociale ?
Oui, c’est un travail. Mais on peut aussi être un artiste sans travailler. Les deux attitudes sont possibles. Avant d’être un statut social, être artiste c’est une position, une envie. Après seulement rentre en ligne de compte la reconnaissance du Public.
La reconnaissance sociale vient, je pense, quand l’artiste est connu et vend cher.
L’Art est dépendant du marché et c’est le marché qui détermine la reconnaissance d’un individu donc d’un artiste. Un artiste dépend énormément du succès commercial plus qu’un écrivain ou qu'un musicien.
La difficulté est de séduire un collectionneur qui a du poids et de l’influence. Mais il faut aussi avoir cette ambition d’éclairer les gens, de les réunir autour d’une idée.
Je ne suis pas convaincu de mettre en avant la reconnaissance sociale. Etre artiste c’est prendre le risque de ne pas être reconnu socialement, méconnu. Mais aussi de devoir parfois trouver d’autres façon de subsister car la voie artistique n’est pas toujours la plus facile.
Mettre en avant cette notion de travail : oui et non.
On a souvent l’impression d’une mauvaise conscience. « C’est un vrai travail que je fais ». Cette position de ne pas travailler dans un bureau. Nous, nous sommes les intermédiaires, on se greffe sur les artistes. Les artistes créent aussi des emplois.

L’artiste a-t-il une place privilégiée dans la société ?
Pas en France. Il n’y a pas d’artiste à dimension populaire, de figures auxquelles le public s’attache. Même les artistes officiels sont loin d’avoir une vraie reconnaissance institutionnelle. Daniel Buren par exemple n’est pas quelqu'un qui est connu de tout le monde et qui passionne les foules. Privilégié oui, quand on arrive à bien vendre ses œuvres, mais l’image de l’artiste n’est pas excessivement forte aujourd’hui. Ce qui est fort c’est l’exposition, le secteur culturel. Aujourd’hui Il n’y a plus de figure emblématique comme à une époque, Dali.

Afin d’avoir une lisibilité dans la société faut-il être un commercial avant d’être un artiste ?
C’est peut-être pas commercial, mais un artiste se doit d’avoir une stratégie artistique. Etre artiste c’est d’une façon ou d’une autre, c’est savoir parler de son travail, faire les bon choix. C’est une position d’affirmation, c’est ça une stratégie artistique. Ce qui me frappe aujourd’hui c’est qu’on est beaucoup plus dans l’identification et la reconnaissance de choses que dans la vraie interprétation.
L’Artiste doit-il être prétentieux ?
Oui. Il doit être prétentieux. Même dire « personne ne m’aime, personne de me comprend » c’est être prétentieux. Personne ne vous force à être artiste.
Sapho Tohya Trenkle